(Se) nourrir en commun

Dans nos réflexions sur l’alimentation, nous avons décidé de nous saisir des aspects pouvant avoir un impact sur ce qu’on mange (la production, la transformation, la consommation, etc.) et d’essayer de comprendre ce qui nous empêchent de manger comme on le voudrait.

Vous trouverez ci-dessous le début des réflexions autour des enjeux, de l’état des lieux de ce qui se fait à Nantes, des initiatives qui nous inspirent ailleurs, pour faire de Nantes une ville où nous pourrions avoir accès à une nourriture de qualité, et donc des propositions concrètes que l’on peut en tirer pour agir localement et prendre ce sujet en main.

Ces réflexions ont débuté dans le cadre de discussions, si vous n’êtes pas d’accord avec un point ou souhaiteriez rajouter des informations, alors on a besoin de vous ! (Si vous êtes d’accord, on a aussi besoin de vous !)

Le support de discussion

Enjeux

Les enjeux de l’alimentation sont clairs : nous voulons qu’une alimentation saine, de qualité, produite dans le respect de l’écosystème et par des paysans pouvant vivre dignement, ne soit plus réservée à ce.lles.ux qui ont les moyens financiers suffisants. L’alimentation est un droit fondamental de l’être humain.

Or, nous constatons qu’à la fois le système marchand et l’agriculture organisés par l’Etat national et l’Europe ont échoué à nous donner accès à une telle alimentation.

La mort du système paysan

En France, les paysans parviennent à peine à vivre des fruits de leur travail. Alors qu’ils affichent le taux de suicide parmi les plus élevés du pays, qu’ils parlent sans cesse de pressions constantes, de conditions de vie qui se dégradent, de solitude, on leur parle de compétitivité, d’aides européennes, d’innovation, de la nécessité de s’adapter au marché mondial. Et comme si ça ne suffisait pas, on vient leur expliquer que la destruction des écosystèmes, de la faune et de la flore, la pollution des eaux, le réchauffement climatique, sont de leur responsabilité. Comment en est-on arrivé là ? Pourtant, cette activité est centrale dans notre pays, non ? Nous sommes exportateurs nets, notre modèle agricole est réputé dans le monde. Alors pourquoi nos paysans ne parviennent pas à vivre dignement ? 

On peut analyser notre modèle agricole par : le modèle de l’agriculture étatique centralisé et le modèle marchand basé sur la compétitivité. Ces deux modèles se regroupent et se confondent souvent, notamment depuis les années 2000. Mais pour parvenir à expliciter les problèmes qui concernent notre agriculture, quelques explications s’imposent. 

D’un côté donc, le modèle étatique centralisé. En France, ce modèle s’est notamment construit à la sortie de la seconde guerre mondiale avec pour chef de file le tout nouvel Institut National de Recherche Agronomique (INRA). L’institut a patiemment détruit toutes les structures agricoles paysannes vernaculaires (c’est à dire qui relèvent du savoir-faire domestique, artisanal, non-marchand, inspirés de la pratique des communs) pour instaurer des pratiques qu’il définit comme plus productivistes. L’objectif politique était d’obtenir l’autonomie alimentaire du pays tout en provoquant un exode rural massif, afin d’alimenter les besoins des tous nouveaux secteurs tertiaires situés dans les villes. Ce modèle a créé des agriculteurs techniciens, chargés d’appliquer les protocoles de cultures définis et standardisés par les instances de recherche pour optimiser le rendement à grande échelle. Cette forme de prolétarisation du savoir a dépossédé les paysans de leur capacité d’autonomie et de prise de décision. À l’heure actuelle, ce modèle a perdu en pouvoir, mais les acteurs qui le constituaient continuent d’officier. Aujourd’hui, les instituts techniques, les instituts de recherches, les coopératives agricoles, les syndicats tels que la FNSEA représentent ainsi une force politique très puissante en complicité avec l’agro-industrie qui rend difficile la construction d’un nouveau modèle écologiquement et socialement viable. Par ailleurs, ces acteurs se placent en soit-disant défenseurs d’un modèle paysan français, contre l’ennemi extérieur, comme l’agro-industrie américaine ou chinoise par exemple.

De l’autre côté, un modèle marchand gouverné par une industrie de la transformation et de la distribution qui oriente le marché selon des impératifs de rentabilité. Elle tire les prix et la qualité vers le bas et pousse toujours plus loin l’optimisation des rendements agricoles, en accord avec les groupements d’agriculteurs suffisamment imposants pour pouvoir négocier. Les plus petits sont souvent écrasés par la mise en concurrence. Ces filières de production devenues gigantesques s’étalent souvent sur plusieurs pays, parfois plusieurs continents. Ainsi, elles rendent opaques les véritables conditions de production et de transformation ainsi que le coût réel pour la faune, la flore, les paysans et, au bout de la chaîne, ceux qui mangent. Les filières d’abattage en constituent l’un des meilleurs exemples : elles occultent complètement la souffrance et la mise à mort rendues industrielles. La grande distribution, elle, a structuré notre ville et notre urbanisme. Elle a ainsi forcé l’usage de la voiture pour se rendre dans des hypermarchés des périphéries urbaines. Ces temples de l’achat, centralisent toutes les consommations dont nous pourrions avoir besoin, la nourriture y est devenue un produit d’appel, une publicité. Comment donc les commerces locaux auraient-ils pu lutter ? Souvent moteurs de liens sociaux, il est difficile d’imaginer comment leur modèle économique aurait pu rivaliser avec ces ventes parfois à perte. Une fois ces commerçants disparus, profitant ainsi de moins de concurrence, les supermarchés de proximité ont pu s’implanter. 

Au coeur des réflexions et des évolutions sur notre agriculture se trouve la Politique agricole commune (PAC) de l’Union Européenne. Elle est défendue depuis 1957 par l’État français pour construire un modèle protectionniste qui subventionne les agriculteurs par des aides directes. En réalité, ces aides ne bénéficient aujourd’hui qu’à une minorité : 80% des aides directes de la PAC sont versées à 20% des bénéficiaires. Le tiers des aides profite à 2% des exploitations. Le gros lot est touché par une entreprise nommé Ferme française SAS qui a touché à elle seule 767 499 € de subventions de la PAC en 2013. Cependant, depuis les années 2000 et l’émergence d’une politique dite de “développement rural”, la PAC s’est engagée dans un virage néolibéral qui pousse à la concurrence intra-européenne et éloigne encore plus les usagers, agriculteurs et mangeurs, des prises de décision.

 

On voudrait nous faire croire que nos seules alternatives se trouvent là : protectionnisme d’un modèle industriel et centralisé versus néolibéralisme/ultra-libéralisme, modèle perfusé par les aides européennes versus concurrence acharnée. Rien n’existerait en dehors de ce prisme d’analyse qui promeut une agriculture efficace et un rendement à tout prix. Mais ces objectifs ne sont plus pertinents à l’heure actuelle : tout le pays mange à sa faim, si ce n’est trop, alors qu’un chômage structurel de masse se propage dans les villes. 

Voici ce que nous constatons : les agriculteurs sont les premières victimes de cette politique de production. La dégradation de leurs conditions de vie n’est plus un secret pour personne. Le taux de suicides chez les paysans est parmi le plus élevé en France. L’exode rural a provoqué la désertification de nombreuses régions. Les campagnes s’appauvrissent de plus en plus, le regroupement des administrations en intercommunalités conduit à la disparition des services publics locaux. L’isolement des paysans nuit à leur bien-être. En plus de cela, les pratiques agricoles, notamment l’usage de produits phytosanitaires, impactent directement leur santé. Les instances de contrôles ont l’audace de répondre que leurs maladies sont dues au non-respect des protocoles d’usage, voire nient le lien entre les produits phytosanitaires et les pathologies observées chez les agriculteurs. Le sens de leur travail, celui d’un métier au service de la communauté, s’épuise également à mesure qu’on les accuse d’être responsables de la destruction de l’environnement et qu’on oppose agriculteurs et “écolos”.

Mais les agriculteurs ne sont pas les seuls à subir les conséquences de ce système agricole. Si on y réfléchit bien, dans les élevages, les animaux sont les premiers à subir les “coupes budgétaires” sur leur conditions d’existence. La faune et la flore sauvage subissent la monoculture, l’agrandissement des parcelles (pour la mécanisation) et l’usage de produits ironiquement nommés “phytosanitaires”. Le CNRS nous annonçait en 2018 qu’en vingt ans, 30% des oiseaux ont disparu des campagnes en mettant directement en cause les pratiques agricoles. On peut ajouter à cela la déstabilisation de nombreux écosystèmes, comme celui des plages bretonnes polluées par les algues vertes dues à l’élevage intensif de cochons. Cette destruction de la biodiversité passe par la pollution des eaux et l’épuisement des sols que nous compensons par plus d’engrais. On tente bien d’intégrer l’écologie dans les pratiques : de l’agriculture raisonnée à l’agro-écologie de Stéphane Le Foll, jusqu’aux produits labellisés bio dans les supermarchés, les réponses offertes sont toujours mineures par rapport aux enjeux que nous revendiquons. À côté de cela, un combat acharné se déroule chez les semenciers pour privatiser le vivant par le brevetage et la propriété intellectuelle. 

 

Du côté de la distribution et de la consommation, les inégalités d’accès à une nourriture de qualité deviennent effrayantes lorsque les risques pour la santé entrent en compte. Une étude de l’INRA, prouve que les personnes qui se nourrissent d’aliments bio ont 25% en moins de risque de cancer. Bien se nourrir coûte cher ou, à défaut, coûte du temps. Ce temps, les plus défavorisés ne l’ont pas, ce qui les contraint à l’achat de produits transformés. Les scandales alimentaires se multiplient. Mais plus que de dévoiler les pratiques des industriels, cela montre surtout le manque de contrôle et de pouvoir de décision de ceux qui mangent. Bien que les labels proposent une solution intéressante à ce problème, ils sont captés par ceux qui ont le pouvoir d’influence et peuvent jouer avec les critères d’éligibilité. Une solution bien plus intéressante se trouve dans un retour à une alimentation de proximité et un lien plus direct entre ceux qui produisent et ceux qui mangent. Aujourd’hui, la démarche est coûteuse en temps et en argent si l’on souhaite se fournir en produits écologiques, locaux et de saison ; sans emballage ; en évitant le gaspillage ; rémunérant à juste prix les producteurs et en sécurisant leur production. La distribution de l’alimentation est une question de justice et celle-ci est également géographique car elle est reliée à nos lieux de vie et à l’aménagement urbain. Les magasins proposant une alimentation de qualité sont majoritairement concentrés dans les centres villes ou dans les quartiers aisés. Là où l’on habite définit souvent ce que l’on mange. Les Association pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), les Groupement d’achats services épicerie (GASEs) et autres alternatives sont difficiles d’accès et encore trop peu développés. 

 

Ces enjeux économiques, écologiques, sociaux et sanitaires ne sauraient faire oublier deux éléments d’une importance fondamentale pour nous : la nourriture est une partie intégrante de notre culture et de notre convivialité. L’alimentation est l’un de nos fondements culturels. La cuisine et nos recettes transmettent un patrimoine que nous devons pouvoir connaître et, à loisir, faire évoluer, mélanger et partager avec d’autres cultures culinaires. De plus, l’alimentation est un enjeux convivial car elle nous permet de nous retrouver ensemble au quotidien, en famille, entre amis ou lors de grands banquets de quartiers ! L’apprentissage de l’alimentation saine et équilibré que l’on ne cesse de revendiquer devrait se faire par le biais de cette convivialité plutôt qu’à grand renfort de campagne de communication pour la santé publique. La convivialité avec les paysans serait également un moyen de recréer du lien et de rendre moins opaque notre alimentation.

Ces aspects de l’alimentation sont également en cours de marchandisation. Dans les grandes villes où prédomine la culture du chacun chez soi, l’essor de la livraison à domicile et de la cuisine comme service remplace de plus en plus notre temps passé à cuisiner. Le principe : vivre sans jamais sortir de chez soi, pour gagner le plus de temps possible, ce temps que nous passons à travailler pour gagner de l’argent, cet argent que nous dépensons pour rémunérer d’autres personnes qui cuisinent à notre place. Cherchez l’erreur. Ce fonctionnement ne serait pas critiquable en soi s’il ne favorisait pas le travail précaire et une montée des inégalités (sécurité sociale, instabilité d’emploi). Uber eat, Deliveroo ou Just eat en sont les incarnations les plus visibles, en créant une classe “d’auto-entrepreneurs” payés à la course. 

On voudrait nous faire croire, dans le paradigme libéral, que le consommateur est seul responsable car son porte-monnaie est un bulletin de vote, et que l’acte de consommation est le seul acte politique. Mais cela reporte une nouvelle fois tout le poids sur l’individu (ou comment diviser…) en occultant les difficultés de chacun et la puissance du marketing dans lequel les entreprises investissent de milliards pour orienter la demande (…pour mieux régner). La véritable réponse ne peut qu’être collective et politique. 

Nous appelons de nos voeux une autre agriculture et une autre alimentation et nous proposons de la construire en tant que communs, avec l’ensemble des personnes réellements concernées, car nous sommes convaincus qu’il s’agit de LA véritable alternative. 

D’autres enjeux seraient à aborder pour continuer l’enquête :

  • Le traitement des déchets issus de l’agriculture ou pour l’agriculture
  • Lien entre la ressource en eau et les cultures : consommation, sécheresse, pollution. 
  • Et bien d’autres… 

Pour atteindre notre ambition, celle que tout le monde puisse se nourrir convenablement, quelque soit son niveau de vie, sans peser sur les agriculteurs ou sur l’environnement, il faut repenser notre système alimentaire en dehors de ces deux modèles. Nous pensons que l’échelle locale est une échelle pertinente. Elle permet à la fois l’organisation collective et le lien entre les personnes impliquées. Dans le cadre de l’alimentation, Nantes et Nantes Métropole ont de nombreuses possibilités d’actions. 

Notre diagnostic

  • Pour Nantes Métropole (NM)

    • Des éléments de langage : nourriture saine, durable, locale et pour tous. Construire un “écosystème local” par une “alliance des territoires”. 
    • NM souhaite, au même titre que d’autres municipalités, se ressaisir de la question alimentaire en tant que collectivité. Les instances agricoles sont très éloignées de la municipalité : PAC au parlement européen, système agricole industrialisé au niveau national issu de la politique d’après guerre, région comme nouvel interlocuteur de l’Europe (PDR, DRAF, etc). L’échelle municipale est en possession de peu de compétences alors que la revendication du local est de plus en plus forte. 
    • Signataire du Pacte de Milan en 2016, NM a publié en octobre 2018 son Projet Alimentaire Territorial (PAT) labellisé par le ministère de l’agriculture, au même titre que 19 autres collectivités France.
    • 14 000 hectares de terre agricole au sein de NM à redistribuer avec l’aide de la SAFER 
    • 450 friches industrielles
    • Le nouveau MIN
    • Le technocampus qui travaille sur les “foodtech”, financé par la région, RFI Food for tomorrow, cap aliment. très lié agro industrie
    • Les différents marchés nantais, lieu d’attente des consommateurs (peut-on faire une carte ?)
    • Prix des terres en 2015, via la SAFER
    • Plan Alimentaire Territorial dévoilé à l’automne 2018

       

      A propos des terres environnantes 

      → évolution de la SAU et répartition géographique des terres

      En Pays de Loire, la Surface Agricole Utile (SAU) couvre 2,2 millions d’hectares, soit 64,6% du territoire, ce qui est bien supérieur à la moyenne nationale (48,9%). Cette différence régionale s’explique notamment par la faible proportion des espaces boisés, le relief peu accidenté ainsi que par la richesse et la diversité des terres. Au sein de la région, la part de la SAU est très contrastée : 75,7% en Mayenne contre 58,2% en Loire-Atlantique, qui est le département le plus urbanisé. Cependant, il faut noter que depuis 2000, l’essor de l’urbanisation et des infrastructures de transport a conduit à une baisse de la SAU de 4,1%. Les pertes ont été plus marquées dans les trois départements les plus urbanisés : la Loire-Atlantique, le Maine-et-Loire et la Vendée.

      Parallèlement à cette diminution, la répartition de la SAU a évolué. L’arrêt de l’obligation européenne du gel des terres ainsi que la réduction du cheptel bovin ont libéré des surfaces fourragères et ont conduit à l’augmentation de la culture céréalière.

      → parts élevage vs cultures

      Les Pays de la Loire figurent au deuxième rang des régions productrices de viande et de lait. La majeure partie de sa production est destinée à l’exportation. Sur les xxxx exploitations comptabilisées, les conditions d’élevage et de nutrition sont très variables. Mais pour chaque type de production animale, la région détient des signes officiels de qualité : AOP, CPP, volailles de Loué, poulet noir de Challans et autres labels.

      → évolution de la taille et du nombre des exploitations

      Voir carte des producteurs via Nantes métropoles

      → le bio : quelles productions ? nombre et taille ?

      Où trouver ces infos ?

       

Nos inspirations

La ville de Nantes est particulièrement riche sur les initiatives autour de l’alimentation. L’alimentation est un secteur qui mobilise beaucoup. Voici une liste d’exemple à encourager ou inspirant, à Nantes ou ailleurs. 

Les Jardins urbains

  • Le jardin des ronces : jardin autogéré sur une ancienne friche de la ZAC de Doulon Gohard. Certaines structures du jardin servent d’hébergement à des personnes sans logement. Le jardin est devenu un JAD : Jardin à Défendre, contre le projet d’aménagement de la ZAC que la mairie ambitionne de remplacer par une ferme urbaine productiviste possédé par Olivier Durand. 
  • Les jardins de Couëron 
  • L’oasis du Cens : Jardin autogéré à pont de Cens
  • Le planteur : jardin autogéré à côté du parc de la Gaudinière

Guide la mairie sur les jardins collectifs de la ville

https://www.nantes.fr/files/PDF/Guides-pratiques/jardins-collectifs-13.pdf

Producteurs urbains :  

  • Le Champignon Urbain : gagnant de la Chapelle du Martay pendant les 15 lieux à réinventer. Production de Shiitake et de pleurotes. Associations commerciales qui ont volonté de se transformer en Sociétés agricoles. Elles cherchent des cuisines pour transformer leur production, par exemple à l’ADDA, en échange d’argent et de produits transformés. (Nantes)
  • Jardin urbain de La havane

Fermes : 

  • Les demains dans la terre : ferme pédagogique en permaculture à côté de Chauvé
  • ZAD de Notre Dame des Landes comme système agricole commun
  • Ferme collective Garten Coop à Fribourg

Au sujet des terres

  • La commune imaginaire du Badiat : collectif qui achète des terres agricoles pour les donner à bas coût à des agriculteurs sous un système de token, une monnaie créé pour l’occasion. 
  • Trémargat : village en Bretagne qui a créé une SCI et un fond de dotation pour acheter des bâtiments, des terres agricoles et d’autres choses pour acheter des biens immobiliers et permettre à des habitants qui ont des projets de les utiliser à très bas coût. 
  • Lima : emprunt des terres libres

Transformateur :

  • La Noé-verte : conserverie sur la ZAD
  • Les Invendables : confiture de bananes récupérées à la mûrisserie du MIN (Nantes)
  • Disco soupe et Disco bôcô : préparation de repas ou de conserve sur des événements dans l’espace public à partir d’invendu alimentaire. 

Distribution : 

  • La cagette des terres : réseau de ravitaillement des luttes 
  • Le non-marché : marché de la ZAD basé sur le don et le troc. Des personnes viennent déposer des aliments et autres biens en libre service.
  • AMAP : Association de Maintiens de l’Agriculture Paysanne. Système de distribution basé sur un collectif en lien direct avec des paysans. Le collectif rémunère les paysans à l’année pour sécuriser sa production. 
  • Scopelli : supermarché autogéré situé à Bouguenais. Equivalent à Paris : La Louve; et à Montpellier : La Cagette. (Nantes)
  • Micro-marché : Système de distribution en direct producteur sur Nantes. Un système informatique, Open Food France, permet de passer des commandes et d’être livré dans un point de dépôt collectif une semaine plus tard. (Nantes)
  • GASEs : Groupement d’achat service épicerie. Un collectif de mangeur se réunissent pour passer des commandes directes aux grandes centrales de distributions. GASE de l’esclain, GASE de Chantenay.
  • DLC : association de glanage en grande surface (Nantes)
  • Re-bon : asso de récupération des rebuts directement au champ. Lié à Disco Soupe Nantes. (Nantes)
  • ADDA : épicerie solidaire, GASEs, cuisine, lieu de distribution d’AMAP, récupération d’invendu, etc
  • Comptoir des alouettes : proche de l’ADDA mais à Chantenay
  • Principe des frigo collectifs de rue
  • Bio nantes : entreprise de livraison à domicile de produit bio (Nantes)
  • Vite mon marché : entreprise de livraison à domicile de produit bio (Nantes) 

Cuisine et cantine collective

  • L’autre cantine :  collectif fondé à l’été 2018 pour nourrir les migrants du square Daviais. Le collectif s’est maintenu et officie proche de la gare SNCF. (Nantes)
  • La cocotte solidaire : gagnant de l’appel à projet des 15 lieux pour la cocotte en verre à Nantes. Propose de cuisiner et de manger ensemble dans une cantine. Les petites cantines : projet plus itinérant, cantine dans des lieux diverses. (Nantes)
  • Au son des casseroles : Sur le modèle des cuisines collectives au Quebec. On définit un budget, une petite liste de course et on se rassemble pour cuisiner ensemble.  (Nantes). Inactive

https://www.facebook.com/ausondes.casseroles/ http://sondescasseroles.wixsite.com/accueil

  • Les gastrosophes : À bruxelles, traiteur gastronomique à partir de récup. Fait payer certains événements pour en proposer d’autres gratuits à des populations précaires.
  • Court-circuit : association proposant des cantines et autres événements autour de l’alimentation.  (Nantes)
  • La Grande Tablée : cantine collective mensuel à Pol’en
  • Cuisine collective à Okinawa entre habitant du quartier
  • Restauration domestique à la havane : restaurant au domicile des habitants
  • Les bars à lait en pologne : apparu pendant au 19ème siècle, devenu indispensable pendant les périodes de restriction alimentaire, ce sont des cantines collectives bon marché organisé par les travailleurs. Ils étaient souvent végétariens car la viande était rare, mais pas les produits laitiers. 
  • Restaurant Pierre Landais : restaurant social, repas à bas coup. Apparu en 1980 pour les ouvriers, il s’est depuis ouvert à un plus large public. (Nantes)

Association autour de l’agriculture

  • GAP 44
  • Permaculture 44
  • Manger bio 44
  • Terroirs 44

Gouvernance

  • Let’s food cities : association qui fait le tour des 14 villes de France et à l’étranger pour identifier des modèles “inspirants” pour les autres villes. Leur résultat ne seront pas disponible avant un certains temps mais il peut être intéressant de se rapprocher d’eux pour leur demander des infos. 
  • La ville de Montpellier et la région Occitanie aurait développé une gouvernance “citoyenne” sur l’alimentation. Diffusion de questionnaires avec 55 000 réponses.
  • La ville de Bordeaux aurait aussi développé une gouvernance spécifique autour de l’alimentaire
  • URBACT à Lyon, un conseil sur l’alimentation durable
  • Projet FRUGAL, un programme de recherche nationale sur la gouvernance alimentaire, pas de science politique alors qu’ils parlent de gouvernance
  • Mouans-Sarthoux : exemple, ville de droite qui a refusé des supermarchés. Ils ont une régi public de l’alimentation
  • Transiscop : plateforme en ligne de recensement des alternatives
  • Food not bombs

Sur les déchets :

  • Bout à bout : (Nantes) tente de reproposer une consigne sur les bouteilles en verre en s’associant notamment avec plusieurs producteurs de bière. 
  • Association de composteur de quartier à St donatien

Commerce équitable : 

  • Filière : etikable, altereco, ingalan, réseau minga

     

    Propositions et idées d’actions

    Voici, en vrac, quelques autres propositions et idées qui furent émises au courrir de nos discussions. 

    Accès à la terre/à la production
    Rachat de terre agricole par la ville ? Comme au Badiat ?
    Arrêter la production viticole pour les productions vivrières
    Achat et communalisation des terres agricoles
    S’inspirer d’agen : favoriser l’installation de producteur bio (a fouiller)
    Formation néo agriculteurs
    Introduire l’agriculture à l’école et pas que dans les livres

    Production
    Partenariat avec des agriculteurs
    Construire des coopératives de production
    Créer des collectifs pour cultiver les parcelles dans les campagnes alentours
    Actes citoyens d’aides agricoles
    Plus de lien social dont cueillette, récolte payée en panier
    Développement des potagers et des vergers
    Agri urbaine et verger

    Justice! Accès/distribution
    Mieux redistribuer les richesses produites entres villes et campagnes
    Développer les groupements d’achats en vrac
    Un marché d’intérêt local pour remplacer le MIN
    Faire payer un label pesticide non bio
    Élargir les horaires des marchés ? Le soir par exemple ?
    Introduire le coût carbone dans le prix : taxe en kilomètre
    Faire des économies en cuisinant
    Un revenu en nature ? Ex des food stamps au US ? Proposition controversée
    Favoriser l’implantation de producteurs locaux sur les marchés
    Favoriser les paysans bio locaux
    Le micromarché à la base avait pour projet de fonctionner avec le CCAS, au même titre que les paniers de l’ADDA
    La cuisine est aussi un élément pour développer la solidarité entre habitants. Exemple : L’autre cantine ou les cuisines collectives québécoises.
    La question de l’alimentation est complexifiée par notre situation vis à vis du travail : difficile avec un travail à temps plein. Il est impossible de séparer cette question de celle du travail.


    Cuisine
    Accès aux cuisines publiques
    Camion cantine mobile
    Locaux et matériel en communs

    Banquets publics sur les places
    Des cuisines collectives et de transfo dans chaque nouvelle immeuble
    Proposer des cantines collectives
    Réinventer la cuisine locale en permettant les échanges de personne à personne

    Rapport à l’alimentation

    Education : cuisiner par et pour les enfants
    Travailler sur la flore spontanée (ex de la ville de rouen)
    Animer les marchés
    Retrouver de la convivialité : grands banquets et concours de soupe
    Développer la cuisine nantaise

    Raconter l’histoire d’un plat pour raconter l’histoire de l’agriculture et de l’alimentation : comment on fait pousser un légume, comment on le prépare, comment on le mange, tout en revalorisant la cuisine locale.


    Alliance entre les territoires, résilience, diversité
    Alliance entre les territoires pour rediriger la valeur vers les producteurs
    Directive européenne : favoriser le local comme distorsion de la concurrence
    Besoin d’accords multilatéraux avec d’autres territoires pour augmenter la diversité alimentaire.

    Cultiver le campus et y faire de la cuisine collective entre étudiant 

    Valoriser et cartographier les acteurs de la bonne alimentation
    Plus d’agriculteurs urbains : réappropriation du territoires
    Moins d’exportation, plus de relocalisation
    Ceinture verte : agriculture proche de la ville pour la ville 

    Gaspillage , emballage, déchets

    Diminuer le gaspillage alimentaire : redistribution
    Besoin de donner aux personnes la capacité de prévoir et d’anticiper.
    Revenir à l’autonomie alimentaire

    La question de l’emballage.

    L’alimentation est profondément liée à la question de l’énergie. À la fois pour la production mais aussi pour la transformation, le transport et surtout le stockage.

    APPEL À témoins

    Jeudi 7 mars 2019, nous avons fait appel à trois personnes témoins :

    Danielle Broekarts, salariée au GAB 44, le Groupement des agriculteurs biologiques de Loire-Atlantique ; 

    Yoan Moricedu collectif Terres Communes 44 ;

    François Poisbeau, du micro-marché et de La Grande Barge.

    PROCHAINES ETAPES

    Enquête commencée le

    31 janvier 2019

    Discussions organisées le(s)

    31 janvier 2019

    Témoins invités le(s)

    7 mars 2019

    Ateliers pour imaginer des propositions & actions le(s)

    22 mai 2019

    Moment de convergence le(s)

    24 juin 2019

    Prochaine action le(s)

    à venir

    Personnes porteuses de l’enquête (pseudo Discord) :

    • Anaïs F#6579
    • Solène#3224
    • SimonC#1752
    • Clem#9362

    Prochaines
    discussions

    Pas d'événements pour l'instant

    Nous contacter

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    enquêtes liées

    À venir