Déjà, en 2015, les militants écologistes avaient été la cible des mesures de l’état d’urgence censés combattre le terrorisme : assignations à résidence, perquisitions, interdictions de manifester.

En 2019, l’armée est mobilisée contre des citoyens en colère désignés comme des ennemis intérieurs, avec la permission de tirer dans Paris, rappelle le gouverneur militaire en charge. Malgré les « précisions » du président jupitérien, le message est clair.

On nous explique que c’est à cause de la violence incroyable de manifestants issus de l’ultra-gauche (ou d’extrême droite, selon d’autres versions) en K-way noir ou gilet jaune, qui « viennent pour casser » et s’en prennent aux plus grands symboles de la République : le Fouquet’s, les banques, … Dès lors, toute violence policière n’est rien à côté de ces vitrines brisées : la mort de Zineb Redouane est niée, les énucléations et les mutilations continuent sans aucune remise en question. Tous les participants à ces manifestations sont désignés comme des cibles : vous êtes des factieux, nous dit le ministre de l’intérieur, qui pour le coup ne s’embarrasse plus beaucoup des symboles républicains, qu’il s’agisse de frapper un député ou de faire s’agenouiller des lycéens.

En parlant de symboles, les activistes d’ANV-COP21 frappent là où ça fait mal. En décrochant les portraits de Macron dans les mairies françaises, pour dénoncer le vide de l’action gouvernementale, ils attirent l’attention sur la fausse conscience écologique du gouvernement. L’incompatibilité de cette ligne néolibérale avec la préservation du climat et des conditions écologiques avait déjà été pointée par la démission de Nicolas Hulot.

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Étant donné qu’il est plus compliqué de viser violemment les marches pour le climat, au risque de blesser accidentellement une secrétaire d’État et quelques députés LREM venus faire semblant d’en être, la répression se reporte sur celles et ceux parmi les écologistes qui semblent se « radicaliser » et agissent aux côtés des gilets jaunes.

Soutien à Steffie, Nicolas, à toutes celles et ceux qui sont arrêt·é·s, perquisitionné·e·s, pour avoir participé aux actions autour de Nantes et partout en France. Soutien à Pauline, Marion, Emma, Vincent, interrogé·e·s et placé·e·s en garde à vue par une brigade spécialisée dans les affaires de grande délinquance.

Alors, oui, #SortonsMacron, et unissons nos efforts pour sortir le système plutôt que de le subir !

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